POV :)

" Entre 8 et 10 millions d’Indiens vont entrer tous les ans sur le marché du travail au cours des dix prochaines années ; l’économie du pays va donc devoir créer près d’un million d’emplois par mois jusqu’en 2025." Source https://data.worldbank.org/country/india

mardi 9 juillet 2019

Ho Hisse ! ou Derniers jours de la connerie sur Terre.

On se hisse lentement vers les sommets. Je propose pour un camp intermédiaire, la candidature de ce morceau d'anthologie des chroniques de la connerie sur Terre. Il s'agit d'une brève chronique de France Culture (1). Je ne vise pas les journalistes, bien sûr, qui font leur travail avec la pincée de recul nécessaire. 
A commencer d'ailleurs par le titre : " Le Canada, nouvel Eldorado des compagnies aériennes françaises". On a tout compris, et si ce n'était qu'il s'agit de vraies compagnies dans le vrai monde, ce serait à mourir de rire. 

Mais c'est tragique, et c'est là que cela devient pathétique. C'est tragique parce qu'il s'agit de ces fausses entreprises du XXème siècle, montées par le public, puis vendu au privé. Ils ont baissé le rideau, changé de guichet, et récupéré le pognon, mais ce sont les mêmes. Vous avez payé Safran avec vos impôts quand c'était public, ensuite la direction s'est vendue avec la boîte, et maintenant, son successeur, beau-frère et camarade de promo lui achète ses produits avec vos impôts avant de devenir directeur là bas en fin de mandat, mais ce sont toujours les mêmes Bignolles de Baiseux qui vous la mettent bien profond.

https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/le-canada-nouvel-eldorado-des-constructeurs-aeronautiques-francais

Je pense que c'est le genre de communication qu'on gardera dans les musées, si tant est qu'il en reste dans l'avenir, pour ce qu'elle représente de paroxysme dans l'inconscience de l'imminence de la catastrophe.

Par son mélange de naïveté qui confine au déni, parce qu'elle crie ce désespoir d'une civilisation qui commence à comprendre qu'il est trop tard et se réfugie dans la folie du pire, ce sera un archétype de la piece of news grotesque des années 2010. Elle réunit en effet plusieurs caractéristiques du ridicule.Je propose qu'on la garde comme archétype de la news de fin de vie de notre système.

En propos liminaire à toute analyse, je propose qu'on garde toujours bien présent à l'esprit que nous parlons de saloperies d'avions qui niquent l'air que vous respirez, que vos enfants respirent, les animaux, les plantes, toute la planète. 

Premier signe grotesque donc, c'est que ces traits ridicules nous sont livrés de l'aveu même des crétins de cadres transcontinentaux de la boîte. De telles accusations, on pourrait attendre qu'elles viennent de militants d'Attac, mais non, là ce sont les crétins à l'accent aussi ridicule que leur Bombardier qui viennent se mettre en frais pour nous les lâcher au micro. 

Donc ces braves gens nous apprennent que le programme a dépassé son budget de deux milliards. Ils ont racheté un avion dont le seul prototype a suffi pour foutre la boîte en faillite. Quel flair ! Quel signe des temps que ce fait qu'un programme soit lancé par des incompétents le rende si attirant.

Seconde caractéristique so 2010 : tout cela est financé à crédit. Ben voyons !

Ben voyons... le problème, c'est que c'est vous qui payez...

Pénultième ridicule, qui n'est encore qu'un doux parfum de lui-même, car la fleur est trop fraîche, mais lorsqu'elle poussera, capiteuse, sur les ordures bien faisandées de nos tas de déchets de dettes en EHPAD, on le sentira bien, c'est le ridicule de la fin de vie elle-même.

Ils n'ont tellement rien à dire pour la promotion de leur avion qu'ils en sont à peindre l'image d'un type trop seul pour avoir de vrais amis qui l'emmènent dans le bon resto du coin, mais qui, tout de même, à lui tout seul - bien fait ! enfin disons avec l'aide de son IA, va pouvoir, tout seul, par avance, depuis l'avion... 
CONSOMMER

Le payeur final, celui qui va sauver toute la chaîne en faillite, le consommateur final, le end user qui fait tourner toute la machine... suspense, qui est-il ? Un type blindé de thune, puisque depuis l'avion, avant même d'avoir atterri, tandis qu'il consomme encore les boissons emportées de Paris, il consomme déjà celles de New York, restées à terre, mais qu'un gentil camion a amenées pour lui auparavant au restaurant, histoire qu'on ait le temps de mettre les bières au frais.

Et l'intelligence artificielle, sachant par son profil voyageur activé par sa puce RFID à son arrivée dans l'avion qu'il aime les sushi, va pouvoir lui suggérer de manger les mêmes en arrivant, de finir de vider les océans, avec les mêmes amis que Facebook aura prévenus. 

Mais, c'est là que cela devient grandiose, qui paye ce type là, qui finance ce somptueux naufrage ? Vous, bande de crétins. Vous, avec vos impôts, vous donnez aux états les moyens de subventionner, encore et toujours, le rachat de Bomarbidou par Safranidou, et le champagne coulera à flots, à l'occasion, dans les beaux bureaux des riches, tandis que vous aurez du mal à vous payer une binouze à la fin du mois, bande de crétins. 

Si, vous savez, ces beaux bureaux au bas desquels vous allez secouer vos banderoles le samedi après midi, pendant que leurs occupants boivent le champagne dans leur résidence secondaire au bord de la mer. Ces beaux bureaux où on a posté des CRS pour vous matraquer si des fois ils vous prenait l'envie de faire les malins.

Sinon, the larch, regardons ceci :  https://www.facebook.com/Ina.fr/videos/433980910669049/

à 0:39, sujet : les jeunes et le chômage. La jeune femme déclare :
"J'ai comme une sorte d'angoisse, quoi. Je vois tous les gens ils sont heureux,
Ils rentrent chez eux, ils ont fait leur journée
Alors que nous on traînasse,
On se dit :" Est-ce que je vais être accepté ? "

Ô système, fais mon bonheur, accepte de m'utiliser !

------------- Fin de citation

En fait, "avoir fait leur journée", n'est pas fondamentalement le fait générateur du bonheur ("ils sont heureux"). Ce fait c'est "d'être accepté".

Sinon, à l'heure où les Jordan, les Kevin, les Jonathan et les Steve sont élus, fais tes valises et barre-toi. Oui mais où ? En 1933 on pouvait aller en Argentine ou au Chili. Au pire aux USA. Aujourd'hui la vermine est partout. En tout cas, on les a bien baisés une fois de plus.
Paraît que les retraités poujadistes (non, c'est pas un pléonasme, j'ai des voisins de 20 ans qui sont poujadistes sans le savoir) sont partis qui chez Macroun, qui chez Kevin :D

Quelle bande d'abrutis. Ils ont changé de costume. Avant ils avaient une salopette de clown à rayures roses bleu, maintenant ils ont un kaki de travail avec des taches noir camouflage.

Paraît qu'il y a un million de gens qui ont acheté l'album posthume de Johnny (Smets).
Paraît qu'il y a un million de jeunes indiens (nouveaux) qui arrivent chaque mois sur le marché du travail.

==>C'est ptet tous les jeunes indiens arrivant sur le marché du travail en mai 2019 qui ont acheté l'album de Johnny.


Ouais, bon, ok je remonte dans ma chambre.

(1) Extrait du papier :


" Lundi s'est ouvert le 53e Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace du Bourget. L’occasion pour les constructeurs et les compagnies de signer de gros contrats aussi bien dans le civil que le militaire.

Cette année, les grandes tendances sont l’avion connecté et l’électrique, pour lutter contre la pollution des avions qui représente à l’échelle mondiale 2% des émissions de CO2.

Un défi d’autant plus important à relever que le trafic aérien doit doubler d’ici vingt ans.

En attendant, notre reportage nous amène au Canada, à Montréal, où les entreprises aéronautiques françaises comme Airbus, Safran et Thales sont de plus en plus nombreuses à s’implanter dans le pays qui emploie 10 000 personnes dans ce secteur.

Grâce à son savoir-faire, sa main-d’œuvre qualifié dans l’industrie et l’intelligence artificielle et sa position géographique, le Canada est devenu un véritable hub entre l’Europe et les Etats-Unis pour les constructeurs aéronautiques."

lundi 6 mai 2019

Soumission

Usama Hasan, head of Islamic studies at the think tank Quilliam, said the paintings were not only offensive but blasphemous and sacrilegious. “

C'est sous ce prétexte qu'ils ont réussi à faire courir les tapettes de Saatchi en quête de bâches grises où se cacher. 

https://www.thetimes.co.uk/article/gallery-covers-up-art-after-complaints-by-muslim-viewers-wvc87fzlr

Parce que finalement, les crétins penultimes, ce sont eux. Que les crétins arriérés et menaçants d'islamistes demandent n'importe quoi pour voir si ça marche, comme un gosse qui trépigne au magasin pour un jouet, c'est normal, ils essayent.
Mais ceux qui leur donnent droit, ce sont quand même ces lâches de Saatchi. 

Mais, pénultimes, car l'ultime salope, c'est bien l'artiste, qui n'a rien d'autre pour faire du buzz que de foutre une femme à poils sur un verset du Coran, ou autre connerie du même tonneau. Bon, il a réussi, c'est bien, finalement tout le monde est content. 
Perdre son temps en gadgets provoc pour exciter les imbéciles, c'est facile, mais faire de l'art, c'est autrement plus difficile.

C'est exactement comme le kiosquier qui n'a pas voulu vendre un journal l'Equipe ayant pour sujet l'homophobie dans le sport. La pute ultime, c'est les gens de l'Equipe, qui mettent en couverture des hommes en train de s'embrasser, tout ça pour faire du croustillant et pour vendre. Ils ont réussi, tout le monde est content, le kiosquier va mourir en martyr de sa cause, les putes de l'Equipe vendent du porno au lieu de parler de sport, c'est plus facile...

Le hic, c'est la journaliste de France Info qui a dit "Rappelons-le, l'homophobie est un délit". Rappelons-le, l'homophobie, comme l'arachnophobie, est un sentiment de répulsion, donc avant tout un ressenti. Si c'était une opinion, cela voudrait dire que nous vivons dans une dictature, puisque seules les dictatures font des opinions des délits, non c'est un ressenti. 

Nous sommes bien d'accord, le mot a dérivé pour désigner une opinion, ok, ok et la France est une dictature, ok, c'est pas de ma faute. 

Moi, là où ça me chatouille, c'est que lorsqu'on te dit que penser une chose est un délit, on te dit par symétrie que penser le contraire est bien. Or comme rien ne me hérisse le poil comme lorsqu'on me dit ce que je dois penser, cela me hérisse le poil quand on me dis que je dois penser que l'homosexuel est bien. Je dois être crétinofascistophobe, alors, ça doit être ça. 

Ou alors pas loin, sinon comment désigner la phobie des gens qui te disent ce que tu dois penser, que les pédés c'est bien, qu'il faut pas dire pédé, que la peinture c'est offensant, qu'il faut pas dire que ces crétins d'islamistes sont des zombies, que tous ces connards ont maintenant la haute main sur tout alors qu'ils vivent dans la merde, alors voilà, c'est quoi le mot ?

Mais bon, un jour ils vont tomber au téléphone sur un mec qui va leur dire se rouler leur blasphème bien serré et de se le carrer dans l'oignon, ils vont se fâcher parce qu'ils n'ont que ça dans la vie, et va encore falloir les raccompagner auprès de leurs troupeaux de chèvres... On n'a jamais deux minutes de tranquillité. 

Remarque, ça va occuper tous les crétins d'analphabètes à qui on donne le bac, on va en faire des légionnaires, ils vont aller dépoussiérer les forts au Tchad, ça leur fera du sport, de la vie en plein air ils dormiront bien au lieu de jouer avec leur DS, tout le monde sera content, et on pourra faire de l'art tranquillement entre vieilles tantes pendant tous ces crétins s'entretueront sous des chaleurs abominables, et n'oubliez pas de nous ramener du thé.

Profitez bien de ce genre d'article, car c'est une question d'années que Google trouve le moyen de le faire analyser par des robots et censurer avant même sa parution. Vous ferez comment, alors ?

Je rappelle, pour les téléspectateurs...

Organisation et personnel[modifier | modifier le code]

Afin de garder le caractère secret de l'Aktion T4 et de privilégier une solution non bureaucratiqueT 9, Hitler n'en confie la responsabilité ni au Secrétaire d'État à la Santé du ministère de l'Intérieur, Leonardo ContiN 8, ni à la chancellerie du Reich, dirigée par Lammers, ni à la Chancellerie du NSDAP, dirigée par Martin Bormann, mais à lachancellerie du Führer, instance indépendante du gouvernement et à l'abri des contrôles financiersT 9, placée sous la responsabilité de Philipp Bouhler40 et déjà chargée de l'« euthanasie » des enfants41.
Créée en 1934 pour traiter les courriers adressés à titre personnel à Hitler par des membres du parti et les deux cent cinquante mille lettres qu'il reçoit à la fin des années 1930, la Chancellerie du Führer est un organisme sans grand pouvoir40. Mais Hitler sait qu'il peut compter sur la loyauté sans faille de Bouhler42, son efficacité, son fanatisme idéologique et son ambition43. Sous les ordres de Bouhler, Viktor Brack, encore plus ambitieux que son supérieur et ancien participant au putsch de la Brasserie43, est également idéologiquement sûr pour Hitler. Le bureau qu'il dirige, l’Amt II (Hauptamt à partir de 1939), comporte notamment une section IIb, placée sous la responsabilité de Hans Hefelmann, qui traite notamment des demandes relatives au ministère de l'Intérieur, y compris les questions sensibles de la compétence des services de santé40.
Sur la base d'instructions orales données par Hitler à son « médecin accompagnateur »T 10, Karl Brandt, et à Bouhler, et peut-être à la suggestion de ceux-ci, Hefelmann entame des discussions avec des médecins notoirement favorables à l'euthanasie, tel Max de Crinis à l'institut Göring, et met en place une organisation destinée à camoufler l'assassinat d'enfants handicapés : la Commission du Reich pour l'enregistrement scientifique des souffrances héréditaires et congénitales graves (Reichsausschuss zur wissenschaftlichen Erfassung erb- und anlagebedingter schwerer Leiden)44. Il s'agit d'un comité d'experts médicaux chargés d'établir un registre national obligatoire de tous les nouveau-nés « mal formés ». Trois membres, deux pédiatres et un psychiatre, forment un sous-comité chargé de désigner ceux qui ne méritent pas de vivre45.
Ayant eu vent de la réunion du mois de juillet entre Hitler et Leonardo Conti, Brack craint de voir le contrôle de l'opération lui échapper. Il demande donc à Hefelmann d'établir un bref mémoire statistique sur les patients internés dans des asiles et de le transmettre à Bouhler. Celui-ci obtient rapidement l'accord de Hitler pour que Brack puisse étendre ses opérations à des patients adultes, pour autant qu'elles se déroulent dans le secret le plus absolu en tenant le ministère de l'Intérieur à l'écart35. Le nombre des patients concernés étant estimé à 60 000, le maintien du secret nécessite la mise en place d'un camouflage administratif. L’Association des asiles du Reich, chargée de distribuer les questionnaires d'évaluation des patients, la Fondation d'utilité publique pour la gestion des asiles, responsable de la gestion du personnel et des aspects financiers, et la Société d'utilité publique pour le transport des patients (Gemeinnützige Krankentransport -Gekrat), sont créées et placées sous la direction de Brack ; elles s'installent toutes les trois au no 4 de la Tiergartenstrasse35. Outre Brandt, Brack et Bouhler, l'organisation dispose à ce moment de cent quatorze personnes35. Le personnel engagé pour « supprimer les bouches inutiles », à l’administration centrale ou dans les centres de gazage, ne fait l'objet d'aucune contrainte et les médecins qui refusent d'y participer ne voient pas leur carrière en souffrir ; ceux qui ne désirent plus collaborer à l'Aktion T4 ne font l'objet d'aucune sanction ou de sanctions mineures39. « Presque tous ceux qui furent sollicités se déclarèrent prêts à s'engager. En dehors des avantages financiers, des possibilités d'avancement, ou de la fierté de participer à un projet secret, une certaine conception de l'obéissance a pu jouer un rôle : on était disposé à accepter sans examen critique, comme obligatoires, des instructions à partir du moment où elles venaient « d'en haut »46 ». Cette adhésion au projet d'euthanasie forcée peut également découler du fait que le corps médical est la profession la plus nazifiée du Reich : plus de 50 % des médecins sont membres du parti nazi, de la SA et de la SS47.
Une administration composée d'un bureau central et de six départementsT 11, placée sous la direction de Gerhard BohneT 12, est mise en place et quatre associations servant d'écran à l'opération sont crééesT 13. Nazi convaincu, membre de la SS, juriste et juge d'instruction à Cologne, Bohne est « un exemple type de bureaucrate scrupuleux jusque dans les détails [...] enclin à la précision juridique et au bon ordre administratifT 14 ». Il se voit notamment adjoindre les services de Christian Wirth également remarqué pour son habileté dans l'organisation et l'administrationT 12.

Opérations de camouflage[modifier | modifier le code]

« La première tâche de Bohne consista à cacher à la population qu'une [...] entreprise de meurtre allait avoir lieu, et surtout à dissimuler le fait que la Chancellerie du Führer avait un quelconque lien avec l'entreprise d'euthanasie, sans parler de l'ordre d'exécution qui en émanait. »
— Michael TregenzaT 12
Outre le nom de code de l'opération elle-même, les centres de mise à mort ont des noms codés constitués d'une lettre, de A à E ; les dirigeants de l'Aktion T4 et les médecins qui travaillent à son siège central prennent des noms d'emprunt39. Les organisations créées pour servir de couverture à l'Aktion T4 portent des noms anodins dissimulant leur caractère mortifère, comme la Fondation caritative des soins en institution (Gemeinnützige Stiftung für Anstaltspfelge), chargée de l'embauche du personnel, ou le comité chargé des asiles psychiatriques du Reich (Reichsarbeitsdemeinschaft Heil- und Pflegeanstalten), qui est chargé de la correspondance avec les institutions à propos de l'inscription et du transfert des patientsT 13 Les questionnaires envoyés aux établissement psychiatriques, aux cliniques, aux hôpitaux et aux institutions hébergeant des patients atteints d'une maladie chronique dissimulent leur fonction première de sélection des patients destinés à l'extermination derrière des questions plus générales portant entre autres sur le budget annuel, le nombre de lits, le personnel médical et infirmier, afin de donner l'impression d'une simple enquête statistique et administrative48.
À partir de l'automne 1940, les victimes ne sont plus directement envoyées vers l'un des centres de mise à mort mais transitent par des établissements intermédiaires49, où aucun examen complémentaire des futures victimes n'est effectué50. Cette « mystification bureaucratique »50 se poursuit par l'envoi des courriers aux familles des victimes, notifiant leur transfert pour d'importantes mesures liées à la guerre, puis annonçant leur arrivée dans les centres de mise à mort, en assurant que les proches seraient avertis immédiatement d'un changement de l'état de santé des patients50.
« Compte tenu de la dissimulation médicale des assassinats, chaque certificat de décès doit être falsifié51 ». Cette falsification doit éviter qu'un grand nombre de décès ne soit relié à un endroit et à une période particuliers. Les décès sont donc attribués à des causes reliées à l'état de santé des victimes ou à des maladies ou infections qu'elles auraient pu contracter ; pour ce faire, le personnel médical chargé d'établir les certificats de décès peut se baser sur des guides écrits spécifiant les détails importants pour la cohérence des causes du décès. Pour Robert Jay Lifton, « il n'est pas exagéré de dire que le rôle « médical » premier —  et peut-être le seul — des médecins [des centres de mise à mort] consistait à déterminer la falsification la plus crédible des certificats de décès de chaque patient-victime51 ».

Les cadres médicaux[modifier | modifier le code]

« Ce qui est tragique, c'est qu'aucun de ces médecins n'eut besoin d'une loi pour participer à cette entreprise d'euthanasie. Aucun d'entre eux n'hésita sérieusement à participer à une telle entreprise. Sans y avoir été contraints en aucune façon, ils élaborèrent eux-mêmes les règles déterminant si tel patient devait vivre ou mourir. Leur participation fut entièrement volontaire et inconditionnelle »
— Michael TregenzaT 15

mardi 16 avril 2019

Parenthèse de troisième cycle


Je vais faire un petit schéma pour montrer pourquoi les pourris de tout bord qui trahissent la confiance de l'électeur sont vraiment les pires ordures de la Terre.

Parce qu'ils font le calcul suivant. Ils se disent "Mettons que chaque fois qu'on découvre un scandale de patron voyou, d'élu pourri, de détournement de fonds, d'enrichissement, je fais vomir l00 électeurs qui franchissent la limite du dégoût et votent FN pour tirer la chasse sur leur vomis.
Comme il manque 1000 électeurs au FN pour franchir la barre, j'en ai pour dix mandatures, je serai à la retraite dans ma maison à Beaulieu, peinard et blindé, qu'ils crèvent tous. "

Hélas, c'est penser que les phénomènes collectifs et sociaux suivent de gentilles lois linéaires. Regardez par exemple les images ci-dessous. A chaque image, j'augmente la tolérance au changement de couleur de 1% seulement avant de verser la peinture. Pendant un moment, tout se passe bien. Je peux brader les services publics, puis j'augmente doucement la pression du privé et de l'esprit d'entreprise dans l'exploitation des travailleurs, tout va bien, la bourse augmente et je m'en mets plein les fouilles. Je pense que j'en ai pour 100-23 étapes avant qu'on remarque que je pollue le système jusqu'à la mort.

Et puis il y a le 1 % fatal. l'imprévisible. La goutte. Le marchand de fleurs, la ligne rouge invisible que l'histoire a laissée là, comme dans Le Rivage des Syrtes. A chaque génération, c'est comme à chaque tour de roulette russe. Le fils qui a hérité de la société de son père hérite en même temps d'un climat plus tendu. Et pourtant, il lui faudra mettre encore plus de gens à la rue pour pouvoir acheter des robots et s'en mettre encore plein les fouilles, à moins que les Chinois acceptent enfin de travailler 32 heures par jour.


Je verse une couleur avec 21 % de tolérance :


tolérance 1
Tout va bien, on va leur piquer 1 % de plus

Même versement de couleur avec 22 % de tolérance :

tolérance 2
Tout va bien, avant que la planète crève, je peux leur mettre 1 % de plus par an pendant 20 ans

23 % de tolérance. Hélas, le phénomène n'est pas linéaire. En ajoutant 1 % de plus d'investissement dans les complexes immobiliers, c'est toute la faune qui dégage.


tolérance 3
Ah, la planète est un égout et les gens foutent le feu ? Désolé

Sinon, lorsqu'après de longues suppliques, une petite s... (c'est interdit de dire "sal...pe", maintenant faut obéir aux cheftaines/chefteuses/tries/ussesses/tricesses/aineuses/ées) accepte de lever le nez de son écran auquel elle est hypnotiquement soudée depuis 15 heures pour regarder le 45785168ème épisode de manga que c'est vachement une culture parce que dans cet épisode il doit retrouver le talisman violet qui va lui permettre de combattre le dragon ultime et l'empêcher d'avaler l'univers, pour soulager sa vieille mère du boulot de "mettre la table", voilà ce que ça donne :

IMG_20190112_191058 

 On n'a ainsi gâché que 28 secondes pendant lesquelles on aurait pu jouir du tuto beauté YT sur comment enfiler un collant pour faire ressortir ses fesses. M'enfin bon, l'important, c'est de combattre les stéréotypes de genre. 

Donc le pourri qui prend son 1 % de plus, qui opte pour le plan de restructuration de la SNCF qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration d'EDF qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration des auoroutes qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration de la compagnie des eaux qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration de l'enseignement, qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration de la culturequi consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration du monde qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), en espérant que les 99 % de pauvres seront retenus par la police, il prend le risque, chaque fois qu'il prend un % de plus, de foutre le monde à feu et à sang.

Et il le sait.

Le député pourri, qui profite de son poste pour s'enrichir, placer sa famille, sa belle-soeur, le mari du cousin de sa belle soeur, pour magouiller, s'informer, donner de l'info, et surtout qui opte pour le plan de restructuration de la commune qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), ce qu'il fait, c'est détruire la confiance que le peuple a dans la représentation, coeur de la machine démocratique. 

Et il le sait.

Les gens qui découpent les immeubles par appartements, les sociétés en business units pour vendre le rentable, en privant le reste du groupe des ressources (labos,recherche...), par lbo... Les gens qui bradent le bien public (immeubles...) et les joyaux de la couronne (bâtiments, musées, écoles...) pour les revendre au privé, qui donnent au même privé les clés d'institution payées par le public pendant des années (EDF), ils sapent la confiance du peuple dans ceux qui les gouvernent, ils dissolvent peu à peu la colle, le ciment, qui tient la société. En exacerbant les tensions nées de la misère, ils accroissent les conflits inter-ethniques, les repliements communautaires, le chômage, la pauvreté, donc la délinquance, sur lesquels les trafic de drogues du désespoir et d'armes de la violence font leur nid. 

 Et il le savent.

En laissant faire les injustices des promoteurs, des bétonneurs, en laissant toujours les mêmes gagner, ils exaspèrent une population qui les avait élus pour les protéger de cela, pour diminuer la violence des forts, et non "creuser le fossé des inégalités". 
Pour augmenter le patrimoine de ses gosses, de sa belle-sœur, de sa classe, les hommes politiques ont cautionné le système de pourrissement que le capitalisme attend d'eux comme la pâte attend le levain. Ils ont piétiné la confiance que le peuple avait mis en eux, pillé les trésors de leur pays, tué la poule aux œufs d'or. 

Et il le savent.
Les relations entre le peuple et ses dirigeants atteint maintenant un niveau jamais entrevu dans l'histoire. On s'insulte maintenant copieusement, en public. Le "casse-toi connard", est la charnière, la brisure catastrophique, l'arête le long de laquelle la société va filer dans l'ornière. 
Ce n'est pas quelques attentats ou incendies ici ou là qui la ressouderont . 

 Vae Victis. You are doomed.








lundi 8 avril 2019

Etat des lieux

Ouaoh, plus de deux ans depuis le dernier article... Bien... pas grave. Alors je reviens aujourd'hui pour

  • La structure des partis
  • Le film avec Bruce di Caprio
  • La mayo avec Bolsonaro

Pour commencer donc, je signale comment s'organise désormais le paysage politique dans une pseudo-démocratie (1) du continent européen, en prenant pour base une Pologne qui se recompose en vue des échéances nationales, au prétexte d'élections européennes.

En cela, je poursuis un peu un constat entamé lors de ce billet. https://nahatzel.blogspot.com/2018/11/du-pourquoi-des-courants.html

Il y a en gros, dans les nouveautés de 2019, trois partis en Pologne.

1 - Les néo-libéraux. Inféodés à Bruxelles, ils se jettent dans les bras du marché sans remarquer que ce dernier est mort, et ne les rattrapera donc en rien. C'est comme le gars qui lors d'une vente aux enchères, surenchérit sur une épave que les professionnels avertis ont fait monter. Ils prennent le zombie pour champion. Ils vont ramasser les jeunes qui espèrent avoir leur part du gâteau, on est bien dans le phénomène ECM, les entrepreneurs du bâtiment véreux (pléonasme), les banquiers liés à la mafia (re), et les industriels à la contrefaçon (rere).

2 - Ceux qui veulent qu'on reconnaisse les racines chrétiennes de l'Europe et... et... et qu'on nous laisse prendre des bonnes vieilles ampoules 40W au lieu de nous imposer les nouvelles merdasses électroniques (sic!). Chu d'accord à fonds avec cette revendication et je soutiens la motion. Sinon ils ramassent sans doute les vieux et la moitié des exaspérés du système.

3 - Le candidat homosexuel, défenseur des minorités noires, des droits des femmes, du cannabis, de l'environnement et de la parité homme-femme. Le gars qui surfe sur les nouveautés, en ramassant les jeunes et l'autre moitié des exaspérés du système. Un peu le profil du Future Forward Thaï.

C'est quand même la loose. La misère. La dèche, quoi.

Bon, les CM, on a réglé leur émergence qui se résumera à un atterrissage sur le ventre. Les néochrétiens, ils sont tellement en panne d'idées qu'ils se rabattent sur l'indépendance des ampoules, avec laquelle chu absolument d'accord, c'est honteux des ampoules à des 11 et 15 euros le bout qui polluent et n'éclairent pas plus.

Enfin les arc-en-ciel qui prennent les droits des minorités et le futur utérus de leur compagnon de plumard comme horizon de l'idéologie... Ben c'est rêche, c'est ras la moquette tout ça comme espoir pour l'humanité. Quand on aura 1/3 de femmes noires PDG d'entreprises d'ampoules made in Poland qui éclaireront le local du caté avec des parpaings issus de la contrefaçon et livrés par la mafia, tout le monde sera content quoi.

Eh ben...

Mais bon, j'y peux rien, je constate.

Changeons de sujet, on va se remonter le moral avec ce film d'action hyper efficace, aux effets spéciaux époustouflants intitulé Madrid 12:55:00. L'action se déroule dans une grande capitale européenne. Les services secrets d'une ancienne pseudo démocratie investissent par une action terroriste une ambassade étrangère. Avec les plus gros moyens militaires, ils vont sans aucun problème détenir le personnel de l'ambassade toute une journée d'où le titre, les interroger comme des suspects de terrorisme, et repartir avec du matériel informatique volé. Tout serait génial si c'était un block buster boum boum, mais hélas c'est la vraie CIA qui va dans la vraie ville de Madrid commettre des sévices et des vols à la vraie ambassade de Corée du Nord. Et c'était 5 jours avant le sommet entre les deux psychopathes.

C'est quand même un peu flippant de se dire que des barbouzes US vont semer la terreur dans une ambassade pendant toute une journée en plein Madrid, qu'on dirait un braquage de haut vol, et que personne n'en ait strictement rien à foutre. Si on les laisse faire, bientôt ils enverront des drones au Yemen pour assassiner qui ils veulent. Si si vous verrez.
Enfin apparemment, certains s'amendent, il paraît que les américains ont voté une loi comme quoi faudrait demander aux Saoud d'arrêter de mettre la région du dit Yemen à feu et à sang avec les armes qu'ils leurs vendent (ils les ont achetées, merde quoâ, ils en font ce qu'ils veulent).
C'est une bonne nouvelle pour la France, on les leur vendra s'ils en manquent, not'président ira faire des courbettes pour les en supplier.

Finissons avec un autre film triste, les suites de l'assassinat de Marielle Franco. Marielle Franco était une élue brésilienne, si j'ai bien compris en charge de l'urbanisme à la mairie de Rio de Janeiro. Comme elle s'opposait aux projets pourris de la mafia du BTP, ces derniers ont préféré la dessouder en mars 2018. Cela évite les discussions pénibles avec les opposants, on les flingue et puis voilà.
Déjà en soi c'est grandiose.  Que ces ordures puissent assassiner une élue de la république, en toute impunité sans que leurs cadavres soient exposés aux vautours, c'est une honte, mais le meilleur reste à venir.

Des rumeurs circulaient comme quoi Mayo Bolsonaro, président de la république, était copain avec le patron de la mafia du BTP. Bolsonaro a nié bien sûr, et prétendu qu'il n'avait jamais vu ce type là. Et comme d'habitude, on a retrouvé une photo où ils sont côte à côte à un meeting de campagne du fraîchement élu président.

Donc en gros les Brésiliens viennent d'élire pour président un mec qui non seulement est pote avec la mafia pourrie du BTP flinguant les opposants en guise de consultation publique, mais encore le nie sans vergogne. Et depuis un an, vous avez entendu parler de cela ? Non, on a un grand débat sur le feu, nous.

Son bureau devrait être rempli jusqu'au plafond de lettres d'insultes venues d'Europe, de nous qui ne faisons rien qu'attendre le prochain épisode de je ne sais quelle série idiote sur nos téléphones "smart".


(1) A part quelques illuminés qui ont toujours dix ans d'âge mental, tout le monde sait que la démocratie réelle ne peut pas advenir dans les conditions qu'on fait à l'éducation. 

Le niveau de démocratie maximal possible dans un pays est associé à un indicateur assez bizarre, qui serait une sorte de moyenne tordue entre la culture, l'éducation politique, le savoir-vivre, bref, un truc pas près d'être établi. Mais disons pour fixer les idées que si vous avez 10 % de citoyens éduqués (culture générale + politique, pas en maths et en physique) vous pourrez vous permettre d'injecter 10 % de démocratie dans votre république bananière, si vous avez 30 % de citoyens éduqués (humanités + journalisme + vie culturelle, pas nucléaire et marketing des cosmétiques), vous aurez une démocratie qui claudique à peu près, et si vous rêvez d'un pays où la moitié des citoyens seraient bien élevés, c'est à dire ayant grâce à une formation en sociologie, des vues sur les civilisations antérieures, les questions que soulèvent les diverses formes de gouvernement, une vie artistique et culturelle forte (littérature, théâtre dès l'école...) on pourrait commencer à débattre de choses sérieuses. 

Je vais vous donner un exemple très simple. Vous prenez le premier cas, et vous posez la question de la peine de mort au "peuple", ça fait démocratie. Le peuple, bande de brutes, va vous répondre qu'il faut encabaner les étrangers, tuer les bougnoules et les drogués.... Facile pour l'Etat, qui n'a plus qu'à désigner les délinquants (les opposant) et les incarcérer. Donc pas de démocratie possible, on vit dans une dictature policière. C'est le profil de la plupart des pays de la planète et des ECM en sortie de dictature.

Second cas, même question, le peuple répond que bon, faut enferme les délinquants et les drogués, et les étrangers quand ils sont dans la misère. On vit dans une dictature douce, où la presse au service des bourgeois retraités relaie l'indignation. C'est le cas des pays d'Europe de l'Ouest et des ECM évolués.

Troisième cas, on ne pose pas la question, parce qu'on sait très bien que la délinquance vient de l'oppression économique, donc sociale, et donc on forme des enseignants et des psys pour prendre soin de la population, qui peut alors faire de la musique, de la peinture, au lieu de se livrer à la guerre de la drogue dans les quartiers pauvres dont la construction a enrichi les promoteurs immobiliers, les banquiers et leurs clients comme en France.


samedi 7 janvier 2017

La peste ET le choléra

J'entends parler ici ou là, à propos du RdB, d'une opposition entre le monde du travail et celui de la paresse, ou entre le monde de " ceux qui travaillent " et ceux " qui attendent sans rien faire". 

Cette opposition en recouvre une autre, c'est le départ entre ceux qui ferment les yeux sur ce qu'on cautionne lorsqu'on va " travailler " et ceux qui refusent de collaborer à l’œuvre destructrice de la machine.

Aller travailler chez Vivarte, ce n'est pas emballer des chaussures, c'est cautionner la pourriture du LBO et la saloperie des délocalisations, pour permettre à d'autres de mettre leur pièce de cent sous dans la fente en faisant tourner la machine à exploiter des asiatiques et à pourrir la planète. 

Travailler, ce n'est pas élever des animaux, c'est cautionner un système de pourriture de l'alimentation et de l'environnement, travailler dans la restauration, c'est cautionner une industrie agro-alimentaire qui détruit las planète.

Vendre des avions, c'est pire encore, au civil on ajoute la corruption des ventes d'armes en Asie et en Afrique, l'Afrique où le peuple ne voit jamais un rond des milliards détournés. En Afrique du Sud, c'est l'industrie minière qui est corrompue, en Europe, les têtes tombent régulièrement, remplacées par d'autres. En Chine, n'en parlons même pas.

On peut multiplier les exemples, travailler en général, c'est surtout faire tourner les roues d'une machine de corruption généralisée qui ferme les yeux sur son degré de pourriture, pourvu que moi mes enfants parlent plusieurs langues. 

Fermer les yeux sur le sang qu'on a jusqu'aux épaules, dire " après moi le déluge ", se satisfaire de l'éducation de ses enfants, quitte à pourrir la planète de tous les autres terriens, voilà un profil qui caractérise l'engagement compris dans le " travail ". 

Et curieusement, on n'entend jamais parler d'une idée qui voudrait que si les jeunes n'entrent plus sur le marché du " travail " c'est parce qu'ils s'exilent volontairement dans de petites structures qui leur semblent plus " propres " (ONG...)

Ce n'est pas qu'ils ne veulent plus " travailler". Ce dont ils ne veulent plus, c'est du terrain de jeux pourri que leur ont laissé leurs aînés, si occupés à s'entre exploiter qu'ils ne réalisent pas que c'est leurs propres enfants qu'ils détruisent maintenant.

Ainsi comme à Pékin l'enfumée, nous aurons la Peste ET le choléra. La fumée empoisonnée d'une civilisation corrompue ET une économie en train de crever. Et pour le bien de tous. Les jeunes les plus actifs tendront des câbles en travers des robots des oppresseurs , comme dans Terminator et Starwars. Les plus contemplatifs attendront que la pourriture ronge définitivement le système pour s'y intéresser à nouveau.

Et c'est de ces derniers qu'il faudra parler en termes qui masque le phénomène. Ainsi les casseurs dans les manifs seront des " anarchistes". Des tout ce qu'on veut, sauf des gens qui, bien loin de toute orientation politique, n'ont plus rien à faire des options proposées. Quant au grand parti majoritaire, ceux qui ne se déplacent plus pour voter, on n'en parle carrément plus.

Le système à tout intérêt à faire migrer le débat dans l'espace numérique, car ce dernier se contrôle admirablement bien.

Google released a new tool on Thursday that could help businesses better identify and manage abusive comments and online harassment on their websites. The Google Perspective API uses machine learning to rate how "toxic" a given comment could be to a discussion.
Perspective, announced via a Google blog post, was born out of a Google division called Jigsaw, which ramped up its troll-fighting efforts in September 2016. Google's Perspective is part of a larger Jigsaw effort which, among other things, is working to study "how computers can learn to understand the nuances and context of abusive language at scale," its website said.
Le plus simple pour limiter la progression de l'opposition, c'est qu'on n'en entende plus parler. Plus besoin d'envoyer les opposants au Goulag, il suffit que leurs propos soient filtrés par les machines. Pour les durs à cuire, on enverra la police anti-terroriste, qui, pendant l'état d'urgence, peut faire n'importe quoi.

Que la plupart des fils de commentaires se terminent en pugilat stupides devrait plutôt inciter à éduquer les gens qu'à leur imposer un silence artificiel. En les usant de la sorte, ils finiront peut-être par se détourner du système.

mercredi 4 janvier 2017

L'entubage numérique, suite

Quand mon arrière-grand père venait à la maison alors que j'étais enfant, dans les années 60, il arrivait à ma mère de décrocher le téléphone pour appeler un taxi. Temps total de l'opération 1 minute.

Hier j'ai vu deux personnes galérer avec deux iphone 6 pour avoir un taxi. Temps de lutte près d'une demie-heure pour le même résultat.

Idem pour les avions, les assurances etc. On leur vend une fortune des téléphones de merde, équipés d'applis de merde. Et ils font le boulot de standard de taxi, d'agent d'assurance, d'agence de voyages...

Bien sûr, c'est au prétexte que c'est moins cher. Tout est moins cher à commencer par le paquet de cigarettes à 50 francs :D

La différence, c'est qu'ils ont foutu en l'air l'emploi de tous ces gens et qu'on fait faire le boulot au client sur leur iphone. Mais bien sûr " ils ne peuvent plus faire autrement ". 

C'est à pleurer de rire de voir ces gens se foutre les uns les autres à la rue consciencieusement, en bon consommateur rusé qui payent moins que les autres.
Ces pauvres crétins de chauffeurs Uber, qui pensent accompagner le progrès de la mondialisation numérique de la croissance numérique du changement de la mutation, ne font que servir dans un premier temps de main d’œuvre bon marché, aidant ainsi Uber à faire crever les taxis. 

Une fois le terrain nettoyé, Uber vire les esclaves et met des self-driving cars. Les travailleurs s'entrenculent gaiement, et les connards de la Chli con Valle récoltent la mise.
Ensuite les connards entubés vont pleurnicher auprès du gouvernement pour avoir du chômage et des aides. Mais si le gouvernement s'avise de toucher à Uber, c'est du communisme, ça empêche les entreprises de générer de la croassance et de l'emploa.

Aaaaah, c'est tellement bon de voir ces crétins s'entretuer pour faire la fortune de leurs exploiteurs, qu'on en vient à souhaiter que leur agonie se prolonge, malgré tout le mal qu'ils se font. 

Idem hier pour avoir un Rdv dans une clinique (évidemment privée, il n'y en a plus de publique). De mon temps, on avait au bout du fil une dame qui répondait, et qui vous passait le service concerné. Maintenant après des galères de robot vocal qui vous propose d'émerveillement en émerveillement des options dont vous n'avez que faire, on tombe sur un message : " La messagerie de krkeeehehrerekereshhhhhh (bruit de voiture qui roule sur fonds vide) est pleine, au revoir", et le robot vous raccroche au nez.

Et c'est le progrès ça ? Le progrès pour les actionnaires de la Générale, qui s'en mettent plein les fouilles en faisant tourner une clinique de trois cents lits avec deux médecins roumains. Mais le progrès pour les salariés, les patients, les soignants ? Pour la population " en général" ?