POV :)

" Entre 8 et 10 millions d’Indiens vont entrer tous les ans sur le marché du travail au cours des dix prochaines années ; l’économie du pays va donc devoir créer près d’un million d’emplois par mois jusqu’en 2025." Source https://data.worldbank.org/country/india

mardi 16 avril 2019

Parenthèse de troisième cycle


Je vais faire un petit schéma pour montrer pourquoi les pourris de tout bord qui trahissent la confiance de l'électeur sont vraiment les pires ordures de la Terre.

Parce qu'ils font le calcul suivant. Ils se disent "Mettons que chaque fois qu'on découvre un scandale de patron voyou, d'élu pourri, de détournement de fonds, d'enrichissement, je fais vomir l00 électeurs qui franchissent la limite du dégoût et votent FN pour tirer la chasse sur leur vomis.
Comme il manque 1000 électeurs au FN pour franchir la barre, j'en ai pour dix mandatures, je serai à la retraite dans ma maison à Beaulieu, peinard et blindé, qu'ils crèvent tous. "

Hélas, c'est penser que les phénomènes collectifs et sociaux suivent de gentilles lois linéaires. Regardez par exemple les images ci-dessous. A chaque image, j'augmente la tolérance au changement de couleur de 1% seulement avant de verser la peinture. Pendant un moment, tout se passe bien. Je peux brader les services publics, puis j'augmente doucement la pression du privé et de l'esprit d'entreprise dans l'exploitation des travailleurs, tout va bien, la bourse augmente et je m'en mets plein les fouilles. Je pense que j'en ai pour 100-23 étapes avant qu'on remarque que je pollue le système jusqu'à la mort.

Et puis il y a le 1 % fatal. l'imprévisible. La goutte. Le marchand de fleurs, la ligne rouge invisible que l'histoire a laissée là, comme dans Le Rivage des Syrtes. A chaque génération, c'est comme à chaque tour de roulette russe. Le fils qui a hérité de la société de son père hérite en même temps d'un climat plus tendu. Et pourtant, il lui faudra mettre encore plus de gens à la rue pour pouvoir acheter des robots et s'en mettre encore plein les fouilles, à moins que les Chinois acceptent enfin de travailler 32 heures par jour.


Je verse une couleur avec 21 % de tolérance :


tolérance 1
Tout va bien, on va leur piquer 1 % de plus

Même versement de couleur avec 22 % de tolérance :

tolérance 2
Tout va bien, avant que la planète crève, je peux leur mettre 1 % de plus par an pendant 20 ans

23 % de tolérance. Hélas, le phénomène n'est pas linéaire. En ajoutant 1 % de plus d'investissement dans les complexes immobiliers, c'est toute la faune qui dégage.


tolérance 3
Ah, la planète est un égout et les gens foutent le feu ? Désolé

Sinon, lorsqu'après de longues suppliques, une petite s... (c'est interdit de dire "sal...pe", maintenant faut obéir aux cheftaines/chefteuses/tries/ussesses/tricesses/aineuses/ées) accepte de lever le nez de son écran auquel elle est hypnotiquement soudée depuis 15 heures pour regarder le 45785168ème épisode de manga que c'est vachement une culture parce que dans cet épisode il doit retrouver le talisman violet qui va lui permettre de combattre le dragon ultime et l'empêcher d'avaler l'univers, pour soulager sa vieille mère du boulot de "mettre la table", voilà ce que ça donne :

IMG_20190112_191058 

 On n'a ainsi gâché que 28 secondes pendant lesquelles on aurait pu jouir du tuto beauté YT sur comment enfiler un collant pour faire ressortir ses fesses. M'enfin bon, l'important, c'est de combattre les stéréotypes de genre. 

Donc le pourri qui prend son 1 % de plus, qui opte pour le plan de restructuration de la SNCF qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration d'EDF qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration des auoroutes qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration de la compagnie des eaux qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration de l'enseignement, qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration de la culturequi consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), qui opte pour le plan de restructuration du monde qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), en espérant que les 99 % de pauvres seront retenus par la police, il prend le risque, chaque fois qu'il prend un % de plus, de foutre le monde à feu et à sang.

Et il le sait.

Le député pourri, qui profite de son poste pour s'enrichir, placer sa famille, sa belle-soeur, le mari du cousin de sa belle soeur, pour magouiller, s'informer, donner de l'info, et surtout qui opte pour le plan de restructuration de la commune qui consiste à se recentrer sur le rentable (donc restreindre le service à 1 % de riches), ce qu'il fait, c'est détruire la confiance que le peuple a dans la représentation, coeur de la machine démocratique. 

Et il le sait.

Les gens qui découpent les immeubles par appartements, les sociétés en business units pour vendre le rentable, en privant le reste du groupe des ressources (labos,recherche...), par lbo... Les gens qui bradent le bien public (immeubles...) et les joyaux de la couronne (bâtiments, musées, écoles...) pour les revendre au privé, qui donnent au même privé les clés d'institution payées par le public pendant des années (EDF), ils sapent la confiance du peuple dans ceux qui les gouvernent, ils dissolvent peu à peu la colle, le ciment, qui tient la société. En exacerbant les tensions nées de la misère, ils accroissent les conflits inter-ethniques, les repliements communautaires, le chômage, la pauvreté, donc la délinquance, sur lesquels les trafic de drogues du désespoir et d'armes de la violence font leur nid. 

 Et il le savent.

En laissant faire les injustices des promoteurs, des bétonneurs, en laissant toujours les mêmes gagner, ils exaspèrent une population qui les avait élus pour les protéger de cela, pour diminuer la violence des forts, et non "creuser le fossé des inégalités". 
Pour augmenter le patrimoine de ses gosses, de sa belle-sœur, de sa classe, les hommes politiques ont cautionné le système de pourrissement que le capitalisme attend d'eux comme la pâte attend le levain. Ils ont piétiné la confiance que le peuple avait mis en eux, pillé les trésors de leur pays, tué la poule aux œufs d'or. 

Et il le savent.
Les relations entre le peuple et ses dirigeants atteint maintenant un niveau jamais entrevu dans l'histoire. On s'insulte maintenant copieusement, en public. Le "casse-toi connard", est la charnière, la brisure catastrophique, l'arête le long de laquelle la société va filer dans l'ornière. 
Ce n'est pas quelques attentats ou incendies ici ou là qui la ressouderont . 

 Vae Victis. You are doomed.








lundi 8 avril 2019

Etat des lieux

Ouaoh, plus de deux ans depuis le dernier article... Bien... pas grave. Alors je reviens aujourd'hui pour

  • La structure des partis
  • Le film avec Bruce di Caprio
  • La mayo avec Bolsonaro

Pour commencer donc, je signale comment s'organise désormais le paysage politique dans une pseudo-démocratie (1) du continent européen, en prenant pour base une Pologne qui se recompose en vue des échéances nationales, au prétexte d'élections européennes.

En cela, je poursuis un peu un constat entamé lors de ce billet. https://nahatzel.blogspot.com/2018/11/du-pourquoi-des-courants.html

Il y a en gros, dans les nouveautés de 2019, trois partis en Pologne.

1 - Les néo-libéraux. Inféodés à Bruxelles, ils se jettent dans les bras du marché sans remarquer que ce dernier est mort, et ne les rattrapera donc en rien. C'est comme le gars qui lors d'une vente aux enchères, surenchérit sur une épave que les professionnels avertis ont fait monter. Ils prennent le zombie pour champion. Ils vont ramasser les jeunes qui espèrent avoir leur part du gâteau, on est bien dans le phénomène ECM, les entrepreneurs du bâtiment véreux (pléonasme), les banquiers liés à la mafia (re), et les industriels à la contrefaçon (rere).

2 - Ceux qui veulent qu'on reconnaisse les racines chrétiennes de l'Europe et... et... et qu'on nous laisse prendre des bonnes vieilles ampoules 40W au lieu de nous imposer les nouvelles merdasses électroniques (sic!). Chu d'accord à fonds avec cette revendication et je soutiens la motion. Sinon ils ramassent sans doute les vieux et la moitié des exaspérés du système.

3 - Le candidat homosexuel, défenseur des minorités noires, des droits des femmes, du cannabis, de l'environnement et de la parité homme-femme. Le gars qui surfe sur les nouveautés, en ramassant les jeunes et l'autre moitié des exaspérés du système. Un peu le profil du Future Forward Thaï.

C'est quand même la loose. La misère. La dèche, quoi.

Bon, les CM, on a réglé leur émergence qui se résumera à un atterrissage sur le ventre. Les néochrétiens, ils sont tellement en panne d'idées qu'ils se rabattent sur l'indépendance des ampoules, avec laquelle chu absolument d'accord, c'est honteux des ampoules à des 11 et 15 euros le bout qui polluent et n'éclairent pas plus.

Enfin les arc-en-ciel qui prennent les droits des minorités et le futur utérus de leur compagnon de plumard comme horizon de l'idéologie... Ben c'est rêche, c'est ras la moquette tout ça comme espoir pour l'humanité. Quand on aura 1/3 de femmes noires PDG d'entreprises d'ampoules made in Poland qui éclaireront le local du caté avec des parpaings issus de la contrefaçon et livrés par la mafia, tout le monde sera content quoi.

Eh ben...

Mais bon, j'y peux rien, je constate.

Changeons de sujet, on va se remonter le moral avec ce film d'action hyper efficace, aux effets spéciaux époustouflants intitulé Madrid 12:55:00. L'action se déroule dans une grande capitale européenne. Les services secrets d'une ancienne pseudo démocratie investissent par une action terroriste une ambassade étrangère. Avec les plus gros moyens militaires, ils vont sans aucun problème détenir le personnel de l'ambassade toute une journée d'où le titre, les interroger comme des suspects de terrorisme, et repartir avec du matériel informatique volé. Tout serait génial si c'était un block buster boum boum, mais hélas c'est la vraie CIA qui va dans la vraie ville de Madrid commettre des sévices et des vols à la vraie ambassade de Corée du Nord. Et c'était 5 jours avant le sommet entre les deux psychopathes.

C'est quand même un peu flippant de se dire que des barbouzes US vont semer la terreur dans une ambassade pendant toute une journée en plein Madrid, qu'on dirait un braquage de haut vol, et que personne n'en ait strictement rien à foutre. Si on les laisse faire, bientôt ils enverront des drones au Yemen pour assassiner qui ils veulent. Si si vous verrez.
Enfin apparemment, certains s'amendent, il paraît que les américains ont voté une loi comme quoi faudrait demander aux Saoud d'arrêter de mettre la région du dit Yemen à feu et à sang avec les armes qu'ils leurs vendent (ils les ont achetées, merde quoâ, ils en font ce qu'ils veulent).
C'est une bonne nouvelle pour la France, on les leur vendra s'ils en manquent, not'président ira faire des courbettes pour les en supplier.

Finissons avec un autre film triste, les suites de l'assassinat de Marielle Franco. Marielle Franco était une élue brésilienne, si j'ai bien compris en charge de l'urbanisme à la mairie de Rio de Janeiro. Comme elle s'opposait aux projets pourris de la mafia du BTP, ces derniers ont préféré la dessouder en mars 2018. Cela évite les discussions pénibles avec les opposants, on les flingue et puis voilà.
Déjà en soi c'est grandiose.  Que ces ordures puissent assassiner une élue de la république, en toute impunité sans que leurs cadavres soient exposés aux vautours, c'est une honte, mais le meilleur reste à venir.

Des rumeurs circulaient comme quoi Mayo Bolsonaro, président de la république, était copain avec le patron de la mafia du BTP. Bolsonaro a nié bien sûr, et prétendu qu'il n'avait jamais vu ce type là. Et comme d'habitude, on a retrouvé une photo où ils sont côte à côte à un meeting de campagne du fraîchement élu président.

Donc en gros les Brésiliens viennent d'élire pour président un mec qui non seulement est pote avec la mafia pourrie du BTP flinguant les opposants en guise de consultation publique, mais encore le nie sans vergogne. Et depuis un an, vous avez entendu parler de cela ? Non, on a un grand débat sur le feu, nous.

Son bureau devrait être rempli jusqu'au plafond de lettres d'insultes venues d'Europe, de nous qui ne faisons rien qu'attendre le prochain épisode de je ne sais quelle série idiote sur nos téléphones "smart".


(1) A part quelques illuminés qui ont toujours dix ans d'âge mental, tout le monde sait que la démocratie réelle ne peut pas advenir dans les conditions qu'on fait à l'éducation. 

Le niveau de démocratie maximal possible dans un pays est associé à un indicateur assez bizarre, qui serait une sorte de moyenne tordue entre la culture, l'éducation politique, le savoir-vivre, bref, un truc pas près d'être établi. Mais disons pour fixer les idées que si vous avez 10 % de citoyens éduqués (culture générale + politique, pas en maths et en physique) vous pourrez vous permettre d'injecter 10 % de démocratie dans votre république bananière, si vous avez 30 % de citoyens éduqués (humanités + journalisme + vie culturelle, pas nucléaire et marketing des cosmétiques), vous aurez une démocratie qui claudique à peu près, et si vous rêvez d'un pays où la moitié des citoyens seraient bien élevés, c'est à dire ayant grâce à une formation en sociologie, des vues sur les civilisations antérieures, les questions que soulèvent les diverses formes de gouvernement, une vie artistique et culturelle forte (littérature, théâtre dès l'école...) on pourrait commencer à débattre de choses sérieuses. 

Je vais vous donner un exemple très simple. Vous prenez le premier cas, et vous posez la question de la peine de mort au "peuple", ça fait démocratie. Le peuple, bande de brutes, va vous répondre qu'il faut encabaner les étrangers, tuer les bougnoules et les drogués.... Facile pour l'Etat, qui n'a plus qu'à désigner les délinquants (les opposant) et les incarcérer. Donc pas de démocratie possible, on vit dans une dictature policière. C'est le profil de la plupart des pays de la planète et des ECM en sortie de dictature.

Second cas, même question, le peuple répond que bon, faut enferme les délinquants et les drogués, et les étrangers quand ils sont dans la misère. On vit dans une dictature douce, où la presse au service des bourgeois retraités relaie l'indignation. C'est le cas des pays d'Europe de l'Ouest et des ECM évolués.

Troisième cas, on ne pose pas la question, parce qu'on sait très bien que la délinquance vient de l'oppression économique, donc sociale, et donc on forme des enseignants et des psys pour prendre soin de la population, qui peut alors faire de la musique, de la peinture, au lieu de se livrer à la guerre de la drogue dans les quartiers pauvres dont la construction a enrichi les promoteurs immobiliers, les banquiers et leurs clients comme en France.


samedi 7 janvier 2017

La peste ET le choléra

J'entends parler ici ou là, à propos du RdB, d'une opposition entre le monde du travail et celui de la paresse, ou entre le monde de " ceux qui travaillent " et ceux " qui attendent sans rien faire". 

Cette opposition en recouvre une autre, c'est le départ entre ceux qui ferment les yeux sur ce qu'on cautionne lorsqu'on va " travailler " et ceux qui refusent de collaborer à l’œuvre destructrice de la machine.

Aller travailler chez Vivarte, ce n'est pas emballer des chaussures, c'est cautionner la pourriture du LBO et la saloperie des délocalisations, pour permettre à d'autres de mettre leur pièce de cent sous dans la fente en faisant tourner la machine à exploiter des asiatiques et à pourrir la planète. 

Travailler, ce n'est pas élever des animaux, c'est cautionner un système de pourriture de l'alimentation et de l'environnement, travailler dans la restauration, c'est cautionner une industrie agro-alimentaire qui détruit las planète.

Vendre des avions, c'est pire encore, au civil on ajoute la corruption des ventes d'armes en Asie et en Afrique, l'Afrique où le peuple ne voit jamais un rond des milliards détournés. En Afrique du Sud, c'est l'industrie minière qui est corrompue, en Europe, les têtes tombent régulièrement, remplacées par d'autres. En Chine, n'en parlons même pas.

On peut multiplier les exemples, travailler en général, c'est surtout faire tourner les roues d'une machine de corruption généralisée qui ferme les yeux sur son degré de pourriture, pourvu que moi mes enfants parlent plusieurs langues. 

Fermer les yeux sur le sang qu'on a jusqu'aux épaules, dire " après moi le déluge ", se satisfaire de l'éducation de ses enfants, quitte à pourrir la planète de tous les autres terriens, voilà un profil qui caractérise l'engagement compris dans le " travail ". 

Et curieusement, on n'entend jamais parler d'une idée qui voudrait que si les jeunes n'entrent plus sur le marché du " travail " c'est parce qu'ils s'exilent volontairement dans de petites structures qui leur semblent plus " propres " (ONG...)

Ce n'est pas qu'ils ne veulent plus " travailler". Ce dont ils ne veulent plus, c'est du terrain de jeux pourri que leur ont laissé leurs aînés, si occupés à s'entre exploiter qu'ils ne réalisent pas que c'est leurs propres enfants qu'ils détruisent maintenant.

Ainsi comme à Pékin l'enfumée, nous aurons la Peste ET le choléra. La fumée empoisonnée d'une civilisation corrompue ET une économie en train de crever. Et pour le bien de tous. Les jeunes les plus actifs tendront des câbles en travers des robots des oppresseurs , comme dans Terminator et Starwars. Les plus contemplatifs attendront que la pourriture ronge définitivement le système pour s'y intéresser à nouveau.

Et c'est de ces derniers qu'il faudra parler en termes qui masque le phénomène. Ainsi les casseurs dans les manifs seront des " anarchistes". Des tout ce qu'on veut, sauf des gens qui, bien loin de toute orientation politique, n'ont plus rien à faire des options proposées. Quant au grand parti majoritaire, ceux qui ne se déplacent plus pour voter, on n'en parle carrément plus.

Le système à tout intérêt à faire migrer le débat dans l'espace numérique, car ce dernier se contrôle admirablement bien.

Google released a new tool on Thursday that could help businesses better identify and manage abusive comments and online harassment on their websites. The Google Perspective API uses machine learning to rate how "toxic" a given comment could be to a discussion.
Perspective, announced via a Google blog post, was born out of a Google division called Jigsaw, which ramped up its troll-fighting efforts in September 2016. Google's Perspective is part of a larger Jigsaw effort which, among other things, is working to study "how computers can learn to understand the nuances and context of abusive language at scale," its website said.
Le plus simple pour limiter la progression de l'opposition, c'est qu'on n'en entende plus parler. Plus besoin d'envoyer les opposants au Goulag, il suffit que leurs propos soient filtrés par les machines. Pour les durs à cuire, on enverra la police anti-terroriste, qui, pendant l'état d'urgence, peut faire n'importe quoi.

Que la plupart des fils de commentaires se terminent en pugilat stupides devrait plutôt inciter à éduquer les gens qu'à leur imposer un silence artificiel. En les usant de la sorte, ils finiront peut-être par se détourner du système.

mercredi 4 janvier 2017

L'entubage numérique, suite

Quand mon arrière-grand père venait à la maison alors que j'étais enfant, dans les années 60, il arrivait à ma mère de décrocher le téléphone pour appeler un taxi. Temps total de l'opération 1 minute.

Hier j'ai vu deux personnes galérer avec deux iphone 6 pour avoir un taxi. Temps de lutte près d'une demie-heure pour le même résultat.

Idem pour les avions, les assurances etc. On leur vend une fortune des téléphones de merde, équipés d'applis de merde. Et ils font le boulot de standard de taxi, d'agent d'assurance, d'agence de voyages...

Bien sûr, c'est au prétexte que c'est moins cher. Tout est moins cher à commencer par le paquet de cigarettes à 50 francs :D

La différence, c'est qu'ils ont foutu en l'air l'emploi de tous ces gens et qu'on fait faire le boulot au client sur leur iphone. Mais bien sûr " ils ne peuvent plus faire autrement ". 

C'est à pleurer de rire de voir ces gens se foutre les uns les autres à la rue consciencieusement, en bon consommateur rusé qui payent moins que les autres.
Ces pauvres crétins de chauffeurs Uber, qui pensent accompagner le progrès de la mondialisation numérique de la croissance numérique du changement de la mutation, ne font que servir dans un premier temps de main d’œuvre bon marché, aidant ainsi Uber à faire crever les taxis. 

Une fois le terrain nettoyé, Uber vire les esclaves et met des self-driving cars. Les travailleurs s'entrenculent gaiement, et les connards de la Chli con Valle récoltent la mise.
Ensuite les connards entubés vont pleurnicher auprès du gouvernement pour avoir du chômage et des aides. Mais si le gouvernement s'avise de toucher à Uber, c'est du communisme, ça empêche les entreprises de générer de la croassance et de l'emploa.

Aaaaah, c'est tellement bon de voir ces crétins s'entretuer pour faire la fortune de leurs exploiteurs, qu'on en vient à souhaiter que leur agonie se prolonge, malgré tout le mal qu'ils se font. 

Idem hier pour avoir un Rdv dans une clinique (évidemment privée, il n'y en a plus de publique). De mon temps, on avait au bout du fil une dame qui répondait, et qui vous passait le service concerné. Maintenant après des galères de robot vocal qui vous propose d'émerveillement en émerveillement des options dont vous n'avez que faire, on tombe sur un message : " La messagerie de krkeeehehrerekereshhhhhh (bruit de voiture qui roule sur fonds vide) est pleine, au revoir", et le robot vous raccroche au nez.

Et c'est le progrès ça ? Le progrès pour les actionnaires de la Générale, qui s'en mettent plein les fouilles en faisant tourner une clinique de trois cents lits avec deux médecins roumains. Mais le progrès pour les salariés, les patients, les soignants ? Pour la population " en général" ? 

dimanche 11 décembre 2016

La propriété, c'est vraiment le vol

Aujourd'hui, lorsque vous achetez un jeu dans une console genre Xbox, nous n'avez plus le CD, mais un code pour télécharger. Commentaire d'un jeune joueur " C'est dommage, avant, on pouvait emporter le CD chez un copain, et jouer avec lui, même s'il n'avait pas le jeu. " 

C'est comme les contenus de lecture sur les kndle, lecteuses, et autres merdes. Ces connards ont inventé le truc que tu achètes mais que tu ne possèdes pas... et tout le monde l'achète !!!! Rien ne leur fait plus envie que d'acheter enfin le truc ultime, le truc que tu payes sans pouvoir en disposer. Quelle bande de nazes...

Belle enculade : ils t'autorisent à louer le contenu à l'heure et au lieu qu'ils ont décidé eux.  Ils ont réussi à inventer la propriété qui est un vol, à te faire acheter un truc qui ne t'appartient pas.

C'est comme les films numériques, dont le contenu crypté est provisoirement décrypté dans la salle. Du contenu loué par des enculés pour que ce contenu ne diffuse surtout pas et reste prisonnier de leurs horaires de location. 

Imaginez le développement de la civilisation si l'usage de la voiture s'était limité au parc des loueurs à qui il faut rendre le véhicule après avoir payé la course un prix exorbitant.

C'est cela que vous cautionnez d'ailleurs en vous précipitant dans le système, car vous aimez vous faire enculer. Aaaah, excusez-moi, mais qui ne dit mot consent, surtout en matière de relations sexuelles, et quel que soit le deal, vous continuez à dire oui (1).

C'est tout comme le bouquin papier. Avant, le Platon, on se le passait, il circulait. Là, il n'y a plus que les riches qui pourront se l'offrir sur leurs tablettes numériques de merde, puisque plus personne n'aura les moyens d'éditer Platon en support papier (de nombreux volumes trouvés en librairie ne sont déjà plus que des merdes photocopiées à la volée).

Mais comme les riches n'ont rien à foutre de lire Platon sur leur tablette, puisque tout ce qui les intéresse, c'est de se selfier la chatte devant leur piscine en buvant des cocktails, Platon va disparaître tout court. 

Ceci dit, des tas de civilisations ont fleuri sans Platon, de fiers guerriers qui s'entretuaient, ça semble revenir à la mode. Je ne dis pas que c'était mieux avant, je dis que c'est pire maintenant, et je pique cette belle phrase à Jérôme Leroy, auteur de l'inoubliable réplique " Je suis communiste et je t'emmerde". 

J'allais oublier le plus drôle, c'est que ces jeunes, se sentant floués, n'ont aucun remords à prendre quelque revanche, et un des sites sur lesquels ils pompent leurs films s'appelle " C'est pas bien ", comme la leçon que leur font les adultes, et qu'il leur ont apprise. Alors volons-nous tous, et que le meilleur gagne.


(1). C'est trop marrant parce qu'on entend nombre de gens dire " Ah mais c'est affreux, les fichiers, le flicage et tout ". je leur réponds : " Le jour où vous serez convoqués au commissariat pour qu'on vous greffe dans le cul une balise RFID, vous irez en procession, vous amènerez votre famille : " Voici ma fille, monsieur l'officier". 

En fait, on les aura amenés petit à petit à se dépouiller de tout sans opposer la moindre résistance, qu'on leur ôtera toutes les libertés sans l'ombre d'un murmure, au coup de sifflet, ils se mettront en file le long du mur avec le slip aux genoux.

vendredi 9 décembre 2016

Droits d'auteur mon cul

Il y a un truc qui commence à me chauffer avec les droits d'auteur sur Internet, c'est ce phénomène des gens qui s'accaparent une chose au prétexte qu'ils l'ont prise en photo, comme ceux qui s'accaparent une musique parce qu'ils l'ont interprétée. 

Je ne suis pas d'accord pour accepter le fait que parce que tu photographies un truc fait par les Étrusques, on ne puisse plus parler de cette chose sans que tu aies le droit de parler de bloquer le propos au motif que c'est illustré par une statue qui ressemble à ta photo, comme toutes les autres. 

Je ne suis pas d'accord pour accepter le fait que parce que tu as eu la chance d'interpréter une partition de Bach, on ne puisse plus créer une vidéo avec ce concerto sans que tu te réclames propriétaire de la mélodie, au prétexte qu'elle ressemble à ton interprétation. 

Toi aussi tu as profité d'une richesse humaine, toi aussi ce que tu as produit ressemble à du Bach, ce n'est pas ma vidéo qui ressemble à ta musique, c'est nous deux qui ressemblons à Bach. Que ce soit ta version ou une autre, peu importe, tu n'es en rien propriétaire de ce en quoi elle sert l'humanité, et que tu utilises aussi en retournant à l'humanité ce qu'elle t'a donné. 
Si on ne t'avait pas torché avant de te mettre un violon entre les mains, tu ne saurais rien faire, donc cela ne te donne aucun droit sur le musique de Bach.


Les deux appartiennent au patrimoine de l'humanité, et des centaines d'humains ont participé à a confection, sans transmission, sa conservation, et si ces humains n'avaient pas été là pour fouiller la boue, étudier là où il fallait fouiller, pour ramener les pièces, les classer etc., tu n'aurais pas eu la moindre chance de poser ton joli petit pied dans un musée et ton joli petit canon devant la pièce en question. Tu n'es propriétaire de rien, et c'est trop facile de verrouiller la pompe à fric maintenant après tout ce qu'on a fait pour toi pendant des millénaires.

Non, les sculptures faites en Mésopotamie au III ème millénaire avant J.-C. ne t'appartiennent en rien, ni les tableaux de la Renaissance, ni aucune œuvre d'art, ni les plats étrusques, ni rien de tout cela. Tu as juste le droit de les admirer et d'étrenner ton joujou électronique devant, après tu fais tourner. 

Si tu fais un truc qui vaut quelque chose, sois sûr que tu trouveras quelqu'un pour l'acheter. 

Je me souviens d'un petit chef d'entreprise qui gagnait de l'argent sans trop se fatiguer en vendant des logiciels à des garagistes. Il lui suffisait de recopier la disquette et de vendre un nouveau produit. Il s'était offusqué qu'un jour un vilain garagiste avait eu l'idée de recopier la disquette pour son beau-frère, sans repayer le logiciel. Honni soit le pirate ! Il avait juste profité de la même facilité que le vendeur, à savoir faire de l'argent sans valeur ajoutée en faisant des milliards de copie d'un truc identique. 

Ce n'est pas en photographiant la Joconde que vous m'interdirez de la reproduire, elle ne vous appartient pas, pas plus que l'image ou les pixels virtuels qui la composent. Votre industrie du piratage breveté et son modèle ont vécu, mettez vous ça dans la tête.

Si tu ne veux pas qu'on joue ton enregistrement, ne le mets pas sur Internet, on en prendra un autre. Si tu veux participer au jeu, joue le jeu. Si ton but est d'éliminer toutes les autres interprétations  pour qu'on soit forcé de payer la tienne, thème en vogue sur Internet, c'est une raison de plus pour  t'éliminer.

En vertu de quoi, ce que tu mets sur Internet et que mon navigateur peut afficher, c'est à moi. 

dimanche 27 novembre 2016

Je vous ai compris

La France éternelle, celle des boutiquiers revanchards et des petits retraités poujadistes a répondu " Nous voilà ". Elle qui n'ose s'avouer en Catherine Robbe-Grillet, qui cherche un homme qui la tienne finit toujours en ménagère vissée. Elle qui rêve d'un homme à poigne pour nous sortir de l'ornière s'élit des petits chefs qu'elle révoque avec humeur la déception venue.